mardi 29 novembre 2016

Fête de la Saint Martin le 11 novembre




"A la Saint Martin il faut goûter le vin"

Saint-Martin est l'une de ces anciennes fêtes de lumière qui annoncent Noël. Elle est encore fêtée surtout dans le nord de la France. Les enfants défilent dans les rues en brandissant des lanternes creusées dans des betteraves (ou d'autres légumes) et chantent d'amusantes chansons. Cette coutume très ancienne appelée fête des Guénels célèbre la fin des travaux agricoles.

Autrefois partout en Europe, les dernières grandes foires de l’année avaient lieu le jour de la Saint Martin. On y faisait commerce de cochonailles, d'oies et de canards gras.

C'est à la Saint Martin qu'on tue le cochon.

On venait aussi tirer le vin nouveau des dernières vendanges et goûter la bière de Noël spécialement brassée à cette occasion.

C'était aussi l'occasion de renouveler les baux de fermages et d'engager pour l'année les ouvriers agricoles.

Le "mal de Saint Martin" reste l'expression populaire pour parler d'ivresse due aux excès de boisson pendant les foires de la Saint Martin.

Fêter la Saint Martin signifie faire bonne chère, c'est une fête d'abondance comme le Mardi Gras. Après la Saint Martin commençait le petit carême de Noël.

Les marchés de Noël sont les cousins de ces anciennes foires de la Saint Martin.

Les petits enfants allemands, autrichiens et hollandais fêtent aussi la Saint Martin. La nuit du 11 novembre ils passent dans les maisons pour apporter des petits pains briochés aux enfants sages et des crottes d'ânes aux paresseux. Puis le soir, on déguste une oie rotie en famille.
En Allemagne, les enfants défilent dans les rues. Ils sont déguisés et tiennent des lanternes dans leurs mains. A la tête du défilé, se trouve un homme à cheval : il est habillé comme st Martin. C’est la St Martinstag.


Qui est Saint Martin ?

Saint Martin de Tours, aussi nommé Martin le Miséricordieux est né à Sabaria (ou Savaria) de Pannonie dans l’actuelle Hongrie, en 316. C’est un des principaux saints de la chrétienté. Saint Martin est le patron de plusieurs lieux : Tours, Buenos Aires, Mayence, Utrecht et Lucques, Martina Franca. Son père était tribun militaire de l'Empire romain, c'est-à-dire un officier supérieur chargé de l’administration de l’armée, et ce n’est probablement pas un hasard si le nom de Martin signifie « voué à Mars », Mars étant le dieu de la guerre à Rome.

Martin était très intéressé par la religion ce qui agaçait son père qui voyait en lui un futur militaire. Il le fit entrer dans l’armée à 15 ans.


Une nuit d’hiver, lors d’une ronde à Amiens, il partage son manteau avec un déshérité transi de froid. Il tranche son manteau ou tout du moins la doublure de sa pelisse et la nuit suivante le Christ lui apparaît en songe vêtu de ce même pan de manteau. Il a alors 18 ans. Le reste de son manteau, appelé « cape » sera placé plus tard, à la vénération des fidèles, dans une pièce dont le nom est à l'origine du mot : chapelle.

Après deux ans d’armée, Saint Martin se fait baptiser. Il vit ensuite une vie d’Ermite puis s’installe à Poitiers.

Agé de 44 ans, il s’installe sur un domaine gallo-romain et y crée un petit ermitage, que la tradition situe à 8 km de la ville : l’abbaye de Ligugé où il est rejoint par des disciples. Il crée ici la première communauté de moines sise en Gaule. Ce premier monastère est le lieu de l’activité d’évangélisation de saint Martin pendant dix ans. Il accomplit ses premiers miracles et se fait ainsi reconnaître par le petit peuple comme un saint homme.

Le 4 juillet 371, il est proclamé évêque de Tours. Même s’il est évêque, il ne modifie en rien son train de vie. Il crée un nouvel ermitage à 3 km au nord de Tours avec pour règle la pauvreté, la mortification et la prière. Il remplace les sanctuaires païens par des églises et des ermitages et comprenant fort bien l’homme de la campagne et ses besoins. Il se donne les moyens de le convertir alors que la foi chrétienne est encore essentiellement urbaine.

Un jour, voyant des oiseaux pêcheurs se disputer des poissons, il explique à ses disciples que les démons se disputent de la même manière les âmes des chrétiens. Et les oiseaux prirent ainsi le nom de l'évêque ; ce sont les martins-pêcheurs.

Martin meurt à Candes, le 8 novembre 397.

Une légende veut que les fleurs se soient mises à éclore en plein novembre, au passage de son corps sur la Loire. Ce phénomène étonnant donnera naissance à l’expression « été de la Saint-Martin».



La légende de Saint Martin ?

Voici une des légendes sur Saint Martin
Un soir d'hiver près d'Amiens, Martin officier dans les légions romaines, rencontre un mendiant grelottant. Il enlève le grand manteau qui l'enveloppe, sort son épée du fourreau et le coupe en deux : la moitié pour le mendiant, l'autre pour lui. A la suite d'un songe dans lequel le mendiant a le visage du Christ, Martin se convertit au christianisme.

Les enfants chantent en Flandre française, cette chanson, le soir de la Saint-Martin :

« Saint Martin
Boit du vin
Dans la rue des Capucins
Il a bu la goutte
Il a pas payé
On l'a mis à la porte avec un
Coup d'balai »

en défilant dans la rue, avec une lanterne en forme de tête, creusée dans une betterave à sucre. Aprés le défilé, on leur donne une brioche en forme particuliére que l'on appelle" folard (Voolaeren,en flamand)"ou "craquandoules ", et une orange. Puis le concours de la plus belle lanterne (betterave creusée avec bougie" est organisé.



Cette fête n'est pas sans rappeler, celle d’Halloween qui elle aussi est une fête de la NUIT, de la MORT, alors que la St martin est une fête païenne joyeuse. Elle est toujours fêtée dans les écoles laïques des Flandres et Picardes. Bien que d'inspiration chrétienne, la Saint-Martin en Flandres est une fête païenne.
 



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