dimanche 7 décembre 2014

Saint Nicolas : grand père et grand Manelle en sablés

A la demande de ma petite fille j'ai réalisé un grand père et une grand mère Manelle en pâte sablée :

A la demande de ma petite fille j'ai réalisé un grand père et une grand mère Manelle


Retrouvez la recette de la pâte sablée pour réaliser les personnages sur cette page

L'habillage est réalisé en pâte d'amandes. Pour le coloris marron j'ai malaxé de la pâte d'amandes avec du cacao Van Houten.

samedi 6 décembre 2014

Pourquoi s'embrasser sous le gui à Noël ?


Pourquoi s'embrasser sous le gui à Noël ?
Boule de gui

La coutume païenne d’échanger "un baiser sous le gui" date des célébrations des saturnales. Le gui était supposé avoir des pouvoirs de guérison.

Le gui européen est supposé avoir eu une signification rituelle spéciale lors des cérémonies druidiques et possède toujours, dans le folklore d’aujourd’hui, un statut particulier, en tant que gui de Noël, qui nous vient du temps des Anglo-Saxons ». 



Le gui est un parasite qui vit sur le chêne. Les druides adoraient les bocages de chênes. Les anciens Celtes (associés aux druides) avaient pour habitude de donner du gui en tant que remède aux animaux stériles afin de les rendre fertiles. Sa signification en langue celte est toujours : « la plante qui guérit tout ».


Tout comme le gui, les fruits de houx étaient considérés sacrés pour le dieu soleil. La « bûche du soleil » originelle (sun log) en est venue à être appelée la bûche de Noël (yule log) simplement parce que le mot « Yule » (bûche) signifie « roue », symbole païen qui depuis longtemps représente le soleil.

Houx



Les origines de Noël : fête païenne et laïque

Noël fête laïque ou fête religieuse ?

Noël plante ses racines dans les fêtes païennes des Saturnales dédiée au Solstice d'hiver.





Dès que l'homme commencé à cultiver la terre, il suivit attentivement la trajectoire du soleil tout au long de l'année, car c'était de lui que dépendait la nourriture, la chaleur et le bien-être. Le cours des saisons déterminait aussi le moment des fêtes. Depuis la nuit des temps, les rites de remerciements et de sacrifices étaient célébrés dès que le soleil atteignait les points significatifs de son orbite, c'est à dire aux solstices d'été et d'hiver. 

Le solstice d'hiver est la période de l'année où les journées commencent enfin à être plus longues. Les historiens s'accordent à reconnaître que, bien avant l'époque romaine, on fêtait en Europe la renaissance tant attendue de la nature et l'espérance de vie nouvelle. Mais en revanche on ne sait rien de précis sur les cérémonies qui se déroulaient à cette époque. Il est probable que le feu et la lumière, en tant que symboles, jouaient un rôle important.


La fête païenne du solstice d’hiver était appelée « Naissance du soleil » (en latin, Natale) car celui-ci semble reprendre vie lorsque les jours s’allongent… ». (« Natale » étant la racine du mot Noël).


Les saturnales

Les romains invoquaient Saturne, dieu des semailles et de l'agriculture, dont le nom vient du verbe latin Severe (semer). Sa fête, les Saturnales, donnait lieu à des réjouissances du 17 au 24 décembre. L'hiver les journées sont courtes et sombres. On disait qu'elles s'étendaient jusqu'aux calendes de janvier, le jour de l'An romain. Les calendes désignaient, chez les Romains, le premier de chaque mois.

De leur côté, les peuples nordiques célébraient "Njord", dieu de la fécondité et "Idun", gardienne "des pommes de providence", nourriture des dieux.


"Idun", gardienne "des pommes de providence"


Les orientaux quant à eux rendaient un culte à "Mithra", divinité de la lumière.





Toutes ces croyances antérieures au Christianisme donnaient l'occasion de fêter le Solstice d'hiver avec pour but de redonner courage et espoir au peuple bloqué pendant des mois par les sols gelés, l'absence de vie de la nature et l'obscurité.

A l'origine, les Saturnales avaient lieu à l'occasion des semailles, mais cette tradition se perdit avec le temps. Cette célébration servit peu à peu à justifier toutes sortes de réjouissances effrénées, de fêtes, de banquets masqués, d'orgies. On assistait aussi temporairement à une curieuse remise en question des classes sociales, autorisant les esclaves à ne pas travailler et à s’habiller comme leurs maitres

Le poète gréco-romain Lucien, qui vécut au IIe siècle après J.C., décrivit les Saturnales comme une occasion pour boire plus que d'ordinaire, faire du vacarme, jouer et danser. Lors de ces fêtes on nommait des rois et on donnait des repas aux esclaves. Il régnait une gentillesse à l'égard de tous.

Comme pendant nos fêtes de Noël actuelles, on offrait des cadeaux : des porte-bonheur. Le miel, des gâteaux, de l'or étaient des cadeaux courants. On décoraient les maisons avec du lierre, des branches de houx et de gui et tout travail, à part celui de la cuisinière et du banquier, était interdit.

Malgré l'influence croissante de l'église et de ses disciples, les rites liturgiques chrétiens ne parvenaient pas à s'imposer face aux festivités païennes des Saturnales. Cette fête pleine d'entrain entrava longtemps la propagation du christianisme. Mais la chrétienté fut également menacée par un autre culte fortement implanté dans l'Empire romain : le culte de Mithra.

Dans l'ancienne religion iranienne, Mithra était le dieu de la lumière, le symbole de la chasteté et de la pureté et il combattait les forces maléfiques. Au IIe et IIIe siècles av. J. C., son culte fut répandu dans tout l'Empire romain et l'empereur Aurélien en fit même la religion d'Etat. Les soldats romains, dont bon nombre vénéraient Mithra, furent les ambassadeurs de cette religion qu'ils répandirent jusque dans les provinces les plus éloignées de l'Empire.

Au 4e siècle, pour enrayer ce culte païen, l'Eglise chrétienne prit une mesure très astucieuse. La fête de la naissance du Christ fut avancée du 6 janvier au 25 décembre. En effet le solstice d'hiver du 25 décembre était la fête la plus importante de l'an mithraïen : on fêtait la renaissance du "sol invinctus" (dieu invaincu).

Les chrétiens procédèrent de la même manière au cours de l'évangélisation d'autres peuples : la fête de Noël fut transférée aux jours de fêtes païens importants, tels que la fête de Jul chez les germains. L'objectif restait le même : faciliter le passage de la coutume païenne vers la foi chrétienne.

Un élément facilita cette démarche : il s'avérait impossible de fixer une date précise pour la naissance du Christ, car à l'époque il n'existait pas de calendrier universellement valable. La plupart des chrétiens furent facilement persuadés que la date de la naissance du Christ était le 25 décembre.

On s'interrogea sur la manière dont on allait célébrer l'événement. Les autorités ecclésiastiques s'accommodèrent globalement de l'esprit des saturnales. Même si ces fêtes exubérantes choquaient un peu les moeurs chrétiennes, il ne fut pourtant pas impossible de concilier les deux rites. En effet beaucoup d'éléments de la fête païenne s'adaptaient aisément au nouveau cadre chrétien. Il ne fut pas difficile, par exemple, de créer un lien entre le houx aux feuilles piquantes et la couronne d'épines du Christ.

Les fêtes de novembre donnent le signal de l'entrée de l'hiver.  Fin novembre, il fait froid, la grisaille s'installe, le soleil se cache, les jours deviennent de plus en plus courts, à priori ce ne sont pas des conditions qui donnent envie de faire la fête.... et pourtant ... A toutes les époques les hommes ont organisé des fêtes à cette période de l'année afin de conjurer les mauvais sorts, conjurer la peur de rentrer dans une maison froide plongée dans la nuit et l'arrivée effrayante des longues nuits.







 Au gré des fêtes, on célèbre la lumière et la fécondité. Avec la lueur des bougies, les maisons sombres se remplissent de lumière. Ces différentes coutumes apportaient un souffle de chaleur et de convivialité. Tout commence par la Saint Martin le 11 novembre, très fêtée en Allemagne, Sainte Catherine le 25 novembre, Sainte Barbe le 4 décembre et la plus importante pour les habitants du nord et de l'est de l'Europe, la Saint Nicolas le 6 décembre. 


Coiffes de la Saint Catherine
Coiffes de la Saint Catherine

Fête de la Saint Lucie en Suède
Fête de la Saint Lucie en Suède


Sans oublier le 13 décembre, la Sainte Lucie ou fête des lumières, très fêtée dans le nord de l'Europe ainsi qu'à Lyon le soirdu 8 décembre. Ce soir-là des bougies sont allumées et placées dans les verres déposés sur le bord des fenêtres. La tradition veut que chaque famille lyonnaise conserve ses décorations de Noël, son assortiment de verres du 8 décembre, épais et parfois colorés. On appelle ces verres garnis d'une bougie, des « lumignons ». 



Fête des lumières : les lumignons
Fête des lumières : les lumignons




Noël une fête aux origines laïques !





A quelques semaines de Noël les esprits s'échauffent : faut il interdire les crèches de Noël, les sapins, les Pères Noël dans les administrations, les écoles publiques, au nom du principe de laïcité ? En tout cas je ne pense vraiment pas que ce soit à un tribunal de trancher. Il fait rester raisonnable et garder mesure en tout. Allez porter plainte devant un tribunal pour faire retirer une crèche du hall d'une administration, on marche sur la tête ! Les tribunaux ont certainement mieux à faire que de perdre leur temps à ces broutilles.

Et maintenant je lis que des familles ont exigé que le passage du Père-Noël, le sapin, soit supprimé dans une école, au nom de la laïcité.... C'est vraiment mal connaitre notre pays et ses coutumes ! Le Père Noël et le sapin ne sont en rien des symboles religieux et n'ont que des origines laïques !

Je suis catholique, peu pratiquante au quotidien, je le confesse, mais attachée à mes traditions. Je suis également très attachée au principe de laïcité et la l'école publique.

Historiquement la France est un pays chrétien. C'est un fait, on ne peut pas le nier. Pas un village français sans son clocher d'église. Les édifices religieux catholiques, les fêtes, les coutumes qui en découlent font partie de la culture du pays, de son ADN. On a déjà supprimé les vacances de Noël au profit des vacances d'hiver, alors quoi on va aussi virer tout ce qui ressemble à une crèche, à un sapin avec des guirlandes et des boules, les marchés de Noël et sur cette même logique on va virer des musées les tableaux qui représentent des scènes religieuses aussi ???

Allez dire aux provençaux qu'on vire leurs crèches et leurs santons .... en Provence la crèche c'est la tradition au même titre que les livres de Pagnol, les calissons, les navettes, la lavande, le pastis sur la Canebière, les olives...

Stop à la bétise !

Pour en savoir plus sur les origines laïques de Noël