vendredi 2 décembre 2011

Origines du Père Noël


Saint Nicolas sur sa muleDe Saint Nicolas au Père Noël

Le Père Noël est un concept récent qui date du XIXe siècle. Avant les premières apparitions du Père Noël, c’est le personnage de Saint Nicolas qui était chargé de récompenser les enfants sages le 6 décembre.



La coutume de fêter la Saint Nicolas était surtout répandue dans le nord et l’est de l’Europe. Le 6 décembre Saint Nicolas rendait visite aux enfants sages accompagné de son âne et d’un sombre personnage, le Père Fouettard. Les enfants sages recevaient une orange, des bonbons ou un pain d’épices. Le Père Fouettard grondait les enfants qui n’avaient pas été sages.

La coutume de Saint Nicolas a été importé aux Etats-Unis au XVIIe siècle par les immigrés allemands et hollandais. C’est aux Etats Unis qu’il a pris l'ampleur commerciale que nous connaissons actuellement.

En 1821, un pasteur américain, Clément Clarke Moore, inventa un conte de Noel pour ses enfants dans lequel un personnage sympathique apparaît, le Père Noël, dans son traîneau tiré par huit rennes. Il le fit dodu, jovial et souriant. Il remplaça la mitre de Saint Nicolas par un bonnet, sa crosse par un sucre d'orge et le débarrassa du Père Fouettard. L'âne fut remplacé par 8 rennes fringants.
  


Saint Nicolas ou Sinter Klaas devint Santa Claus.


La presse américaine reprit largement l’image de ce nouveau personnage sympathique.
On retrouve dans ce nouveau personnage tout ce qui faisait la symbolique de Saint Nicolas : la longue barbe blanche, la mitre qui est devenu un bonnet de fourrure, le grand manteau rouge.

Au départ le Père Noël portait un grand manteau rouge. Il voyage dans un traîneau tiré par des rênes, Saint Nicolas voyageait sur le dos d'un âne.


En 1823 Clément Clarke Moore publie un poème intitulé "A Visit From St. Nicholas". Ce poème fut publié pour la première fois dans le journal Sentinel, de New York, le 23 décembre 1823 et contribua fortement à la promotion de Saint Nicolas. Il fut repris les années suivantes par plusieurs grands quotidiens américains et traduit en plusieurs langues pour être diffusé dans le monde entier.

En 1860, l’allure de Santa Claus se modifie. Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste au journal new-yorkais Harper's Illustrated Weekly, revêt Santa-Claus d'un costume rouge, garni de fourrure blanche et rehaussé d'un large ceinturon de cuir.

Puis en 1885, Thomas Nast dessine une illustration montrant deux enfants qui regardent sur une carte du monde le tracé de Santa Klaus depuis sa résidence du Pôle Nord vers les Etats Unis. La résidence officielle du Père Noël était née.


En 1886, l'écrivain américain George P. Webster reprenait cette idée et précisant que sa manufacture de jouets et sa demeure étaient cachées par la neige et la glace durant les longs mois d’été.

Pour cette raison, dans certaines régions de France, les enfants déposent sous le sapin de Noël, un verre de vin pour le Père Noël et une carotte pour son âne.


50 ans plus tard, en 1931, après un grand saut dans l’histoire, nous retrouvons le Père Noël avec un gros ventre rebondissant, un air jovial, sa longue robe rouge a été remplacée par un pantalon et une tunique. Que s’est il passé ?




La marque Coca Cola a repris l’image du Père Noël pour une campagne publicitaire. Coca Cola souhaitait inciter les consommateurs à boire du Coca Cola en plein hiver. 

Grâce au talent artistique de Haddon Sundblom, le Père Noël a pris une stature plus humaine, le rendant ainsi plus convaincant et nettement plus accessible : un ventre rebondissant, un air jovial. La longue robe rouge a été remplacée par un pantalon et une tunique. Ce changement était plus marqué aux Etats Unis, car en France, le Père Noël avait conservé sa longue robe rouge.

Ainsi, pendant près de 35 ans, Coca-Cola diffusa ce portrait du Père Noël dans les médias partout dans le monde.



C’est cette nouvelle image plus commerciale du Père Noël qui revint en Europe.


En France, chaque région avait donné un nom différent au personnage du Père Noël :


Père Chalande

En Savoie et dans le sud de la France, le père Chalande ou Chalenos à Lyon et Nice se présentait comme un homme muni d’une longue barbe et d’un chapeau pointu. Le jour de Noël il passait par la cheminée pour déposer les cadeaux des enfants, qui lui chantaient ce refrain :

Chalande est venu
Son bonnet pointu
Sa barbe de paille
Mangeons du pain blanc
Jusqu’au nouvel an

Père Janvier
En Bourgogne et dans le Nivernais, au premier jour de l’an, le père Janvier apportait les étrennes.
Le Père Janvier était un vieil homme mystérieux, voire austère. Il portait une grande robe avec un capuchon de bure marron délavés, son visage maigre cachant peut-être un sourire sous sa longue barbe poivre et sel.. Ce vieillard courbé sous le poids d’une immense hotte en osier, avait les mêmes attributions que le Père Noël : distribuer des étrennes en passant par les cheminées. Il était fâcheusement accompagné par le Père Fouettard, tout petit, le visage vérolé, hargneux, qui traînait un sac de toile garni de verges.






Olentzaro
Dans le pays basque, on présente Olentzaro sous les traits d'un personnage un peu grotesque qui fait son apparition la Nuit de Noël. Dans certains villages, on dit que c'est un charbonnier qui vit avec sa femme. C'est un individu sale, noir ; il a une grosse tête, il est glouton, ivrogne, sot, sale, il fume la pipe et tient une hache ou une faucille à la main. Il descend dans les maisons par la cheminée mais ne distribue pas de cadeaux ; au contraire, on éloigne les enfants pour qui il n'est pas un bon exemple.


Barbassionné
En Normandie, le Père Noel se nomme Barbassionné.



La Befana

La Befana est souvent décrite comme une vieille femme volant sur son balai. Mais, à la différence d'une sorcière, elle est souvent souriante et porte une bourse et un sac plein de bonbons, de cadeaux, mais aussi de charbon.


La tradition fut récupérée par la religion chrétienne. Selon une version de l'histoire que l'on raconte aujourd'hui aux enfants, les rois mages, sur la route de Bethléem pour offrir des cadeaux à l'enfant Jésus, demandèrent leur chemin à une vieille femme. Ils lui proposèrent de les accompagner, mais elle ne voulut jamais les suivre. Prise de remords, elle prépara un panier rempli de petits gâteaux, fruits secs, etc. et se mit à leur recherche. Elle ne retrouva jamais la caravane des rois mages. Elle offrit donc ses présents aux enfants qu'elle rencontrait.



Depuis lors, chaque nuit du 5 au 6 janvier, elle apporte des cadeaux aux enfants sages, et du charbon à ceux qui ne le sont pas.


Dans certaines maisons, on lui laisse une mandarine ou une soupe de haricots. Les enfants espèrent bien sûr trouver des bonbons dans leur chaussette, et pas du charbon ! Tous les magasins et les marchés proposent des chaussettes décorées de Befana et de balais, des poupées Befana dont les yeux s'éclairent, ou d'autres plus traditionnelles aux haillons colorés.


Les représentations de la Befana tendent à se confondre avec la sorcière, au chapeau pointu comme on peut la voir à Halloween, mais on trouve des figurines de la Befana Romana, avec un fichu sur la tête et un vêtement plus proche de la tradition.

Pour garnir la chaussette des enfants, les parents peuvent achèter des bonbons mais aussi le carbone, le charbon, le plus souvent une préparation à base de sucre, colorée en noir, dure à se casser une dent !

Pour beaucoup d'Italiens, même si Noël est la fête la plus importante aujourd'hui, la Befana est une tradition très ancrée qui marque la fin des vacances, des festivités de fin d'année.


Les diverses noms du Père Fouettard, 
compagnon de Saint Nicolas

 
Dans certaines régions françaises et belges, les coups de fouet donnés par le Père Fouettard sont remplacés par une livraison de charbon ou de betteraves à sucre.


En Alsace et en Lorraine le Père Fouettard est vêtu tout en noir.


En Bavière et en Autrice on le nomme : Krampus.

En Allemagne il est nommé Ruprecht ou Knecht Ruprecht et Housecker au Luxembourg.

En Suisse Allemande, il est appelé Schmutzli.

En Alsace, le Père Fouettard s’appelait Hans Trapp , Père La Pouque en Normandie, Rubelz en Lorraine germanophone, Hanscrouf dans la région de Liège germanophone).




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